Tivoli Initiative

Dans la presse régionale : les Visas pro numériques

Tivoli Initiatives
3
avril 2017
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"CléA c’est une vraie chance pour quelqu’un comme moi : sans diplôme, sans perspective de formation immédiate et ni possibilité de trouver rapidement un emploi" annonce Corinne Rotzen. Cette Martiniquaise est arrivée en métropole en août 2015. Elle souhaite offrir l’opportunité de faire des études à ses trois enfants et suit actuellement un Visa Trois en un à Tivoli initiatives (Bourges). Son objectif : valider les domaines 1, "Communiquer en français", et 2, "Utiliser les règles de base de calcul et du raisonnement mathématique", du certificat CléA. Du 25 janvier au 10 février, la mère de famille a aussi fait un Visa Pro numérique dispensé par "Clic en Berry", société partenaire de Tivoli initiatives pour les formations liées au numérique. "Moi qui n’avais jamais touché un ordinateur de ma vie ça m’a permis de valider le domaine 3 du CléA." A 43 ans, elle sait désormais envoyer des courriels, faire une recherche sur internet, copier-coller phrases et mots, renseigner un formulaire numérique, utiliser les fonctionnalités basiques de Word... bref "utiliser les techniques usuelles de l’information et de la communication numérique" tel que le demande la certification. A l’origine, c’est Cap emploi qui évoque le CléA à Corinne. Il l’oriente vers l’organisme évaluateur : le CIBC du Cher. Au cours des tests, elle ne valide aucun des 7 domaines du CléA. Pour la former, le CIBC invite Corinne à mobiliser son Compte personnel de formation (CPF)* afin de suivre des Visas à Tivoli initiatives. Et elle n’est pas la seule : 5 autres apprenants suivent dans l’organisme de formation une formation Visa avec pour objectif la certification CléA.
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"Accompagner un apprenant dans une démarche CléA c’est un travail d’équipe."

Au départ, Hassen Chébili était un peu sceptique sur l’utilité du certificat CléA. Coordinateur pédagogique et formateur à Tivoli initiatives, il y trouve aujourd’hui des avantages à la fois pour les apprenants et les formateurs. "CléA permet aux apprenants loin de l’emploi et de la formation qualifiante d’avoir un objectif, le certificat, et de se mettre dans une dynamique d’apprentissage pour l’atteindre." C’est le cas pour Corinne. Malentendante et atteinte d’une maladie génétique qui engourdie ses jambes, cette ancienne aide ménagère ne peut pas devenir conductrice de bus ou postière comme elle le souhaite. "Aujourd’hui, mes handicaps limitent fortement mes choix d’emploi. Je ne sais pas encore ce que je vais faire à l’avenir. En attendant CléA me permet de ne pas rester à rien faire et d’acquérir de nouvelles compétences. Et puis pouvoir obtenir un "diplôme" ça représente beaucoup pour moi : j’ai arrêté l’école à 16 ans." Pour les formateurs, Hassen Chébili explique que le dispositif CléA leur permet d’avoir une vision claire des besoins en formation d’une personne. "Grâce au référentiel très détaillé – 7 domaines, 28 sous-domaines – on évalue avec précision les compétences et connaissances d’un apprenant et celles qu’il lui reste à acquérir." Le coordinateur pédagogique de Tivoli initiatives souligne également que CléA oblige le partenariat réel entre les prescripteurs (Pôle emploi, Missions locales et Cap emploi), les organismes évaluateurs (CIBC, GRETA, AFPA… dans le Cher) et les organismes de formation. "Accompagner un apprenant dans une démarche CléA, c’est un travail d’équipe. Le prescripteur identifie ceux qui ont le plus besoin du dispositif – pas de diplôme et éloigné de la formation et de l’emploi. L’évaluateur jauge les compétences que la personne possède et celles qu’elle doit développer. Il nous demande alors, à nous organisme de formation, de le former. Quand c’est fait, nous envoyons une attestation de compétences qui vient valider l’un des domaines du socle CléA."

Et les Visas dans tout ça ? Selon Hassen Chébili, ils répondent parfaitement aux besoins en formation des personnes qui souhaitent obtenir la certification. "C’était une excellente décision d’adapter les nouveaux Visas au référentiel CléA" note le formateur. Ce dernier indique également que la nature souple des Visas est très intéressante pour se former en vue d’un certificat CléA. "Si l’apprenant maîtrise déjà un ou plusieurs sous-domaines, on ne s’attarde pas dessus et on travaille uniquement sur les compétences qu’il a besoin d’acquérir. Et puis, les Visas sont des formations gratuites et plutôt courtes. Des caractéristiques qui correspondent bien au public fragile, salariés et demandeurs d’emploi sans diplôme, pour qui CléA a été créé." Même public cible, organisation adaptée et contenus pédagogiques en lien avec le référentiel, les Visas semblent bien partis pour faire bon ménage avec le certificat CléA.

* Important : Si le Visa-CléA est réalisé sans mobilisation du CPF de l’apprenant, l’organisme de formation s’expose au risque de ne pas être payé par le Conseil régional.